30.11.2007
clandestine...
Depuis quelques temps, clandestine dans mon propre pays, je n'y retrouve ni les repères, ni les valeurs qui ont fait ce que je suis.
Mon identité n'est pas nationale, mais faite d'émotions, de vécu, du sourire de ma mère, des histoires que me racontait mon père avant de m'endormir, simbad le marin, les 3 ours...
Mon identité, ce sont ces contes que me soufflait le vent dans les bruyères et les genets, ma première communion à l'eglise où nous étions tous frères, parait il que ça a changé...Mais l'aventure semblait si belle avec
tant de choses à vivre, à partager, à donner.
Douce france...Comme tu as changé ma France, je ne te reconnais plus, je ne me reconnais plus en toi.
Hier...
Mon ami et voisin, arreté et envoyé en centre de rétention comme un criminel pour échapper à la guerre et à la famine, cet autre, jeune kurde, livré menoté et bailloné à ses boureaux en Turquie, ces familles déchirées et vivant dans la peur et nous, muets et laissant faire....

Le tri sélectif ne concernerait il plusseulement les déchets mais des hommes, et quand on parle de quotas, peut on encore parler d'etres humains ?
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26.11.2007
itinérances

Ouverture sur le grand large.
C’est marée basse, la mer s’est retirée à perte de vue.
Aucun détail superflu ne vient divertir la beauté du lieu
Un espace fait pour rêver, un espace libre ou l’harmonie remplace la conquête. ….
. Des oiseaux migrateurs, défiant les murs et les frontières, se posent au milieu des mouettes autochtones et s'y mêlent pour partager les vases nourricières et la douceur hivernale
. Nulle inquiétude, aucun signe d’hostilité, de dérangement, les cris et les vols des oiseaux se mêlent, se croisent et viennent s’ajouter à l’harmonie des grèves en l’enrichissant de leur présence et de leur diversité.
Je retrouve ma place d’humain, élément parmi d’autres, sans prérogatives d’identités, de supériorité ou d’appartenance.
Un moment de bonheur pour oublier.
Oublier que plutôt que de construire des ponts, on a construit des murs entre les hommes,

Oublier qu’a 100km d’ici, à Rennes, on a construit un centre de rétention ou l’on parque d’autres hommes sous le prétexte qu’ils n’ont pas les bons papiers
Oublier que dans mon pays au nom de « l’identité nationale », on arrête des hommes, des femmes et meme des enfants, venues dans le simple l’espoir de survivre....
Oublier la honte d'habiter un pays que je ne reconnais plus et ou la simple idée de bonheur semble suspecte.
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