29.10.2009
Tetes rondes et tetes pointues

"Le sort t'en veut, la chose est nette."
(La ballade du bouton qu'on jette en l'air).
Ou comment une société malade
Brecht tourne en dérision l’idéologie raciste.
La dégénérescence politique et l'oppression économique règnent et régissent les rapports de classe, la surabondance affame le peuple et divise la société. Parallèlement, le pays est peuplé de Tchouques (les têtes rondes, au "sang pur") et de Tchiches (les têtes pointues, "apatrides"), deux communautés ethniques qui cohabitent plus ou moins sereinement. Mais la révolte gronde et les petites gens réclament de quoi survivre, tout simplement.
Le vice-roi est alors habilement manipulé par Missena,qui convainc le monarque de pacotille de céder provisoirement la place à Angelo Ibérine, un politicien populiste, beau parleur sur lequel elle compte pour enfin détourner la lutte prolétarienne de ses véritables revendications.
Le petit dictateur, incarné mise sur le racisme latent d'une population aux abois pour que s'insinue chez les têtes rondes la haine des têtes pointues et pour déclencher une violente croisade identitaire et nationaliste...
http://www.theatreonline.com/guide/detail_piece.asp?i_Regi...
Comme quoi, on n'a pas tellement évolué...
06:43 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : identité nationale, racisme, différences









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