25.06.2008
vacances

C’est l’été et pourtant….
Bleuets et coquelicots fleurissent, les foins sont coupés, les abeilles butinent, le ciel est bleu.
Je déambule entre l’ambre solaire, les parasols, les shorts et les maillots de bains,
Sans trop de convictions.
Seuls, les seaux et les pelles en plastiques des enfants m’émeuvent,.
Ils me rappellent l’innocence des châteaux de sables. Je l’ai perdue…
Vacances.....
Des airs de reggae, saveurs exotiques, paréos, couscous, tagines, fou-fou, mangues, crêpes à la noix de coco, sorbets à l'ananas,
Un soleil que l'on cherche tout en s'en préservant,
Un bronzage hydraté et sans rides pour avoir le joli teint bazané de ceux qu'on refoule.
Allez donc faire un tour dans les centre de détention....
Les avions ont fait taire les djenbés,Le porc a remplacé l'agneau,
Djerba a fait un arret cardiaque,comme tant d'autres, on l'a laissé mourir,
Des enfants se retrouvent sans père, des épouses sans maris,
Le soleil s'est éteint pour ceux qui en viennent et les matelas brulent....
Bonne bronzette quand même....!
07:55 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : vacances, exotismes
14.06.2008
escapade

Quelques jours d’évasion..
Pause, interlude, déconnexion dans les montagnes pyrénéennes, retrouver le goût de l’eau qui ne sort pas d’une bouteille en plastique, redécouvrir les étoiles qui ne sont pas éteintes par les réverbères, chatouiller les vaches qui broutent et ont le regard clair, si si…. !
Le portable ne passe pas, le câble non plus, la voiture tout juste…. D’ailleurs une fois arrivée, pas envie de repartir….
La terre n’a pas de frontières qui ne soit incontournables, l’homme a creusé des tunnels, édifié des viaducs pour relier tantôt des villages, tantôt des pays, en tous cas d'autres hommes.
Libre circulation des hommes et des biens.
J’avais presque oublié qu’on était en 2008…
12:00 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : frontières, pyrénées
29.02.2008
Nous allons vous faire aimer l’avion….
Nouveau billet d’accueil dans les compagnies aériennes :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article62258
Tous responsables mais personne de coupable…
C’était la position de défense d’Eichmann pendant son procès : « J’ai obéi aux ordres. J’ai fait mon travail. Je n’avais pas d’autres choix. »…
Dépersonnaliser l’individu qui est un des éléments du mécanisme, le couvrir des actes qu’il désapprouve mais qui sont accomplis en son nom, c’est lui enlever sa conscience, le vider de ce qui fait de lui un humain.
LEGITIMER LE SILENCE, c’est ce qui a fait que des milliers de français se sont tus et se sont pliés aux ordres nazi…
09:25 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : responsabilité collective, expulsions, délit de solidarité
18.01.2008
J'accuse
« Montaigne nous l’a appris, «chaque homme porte en lui la forme entière de l’humaine condition»
Avec chaque victime du racisme, de l’antisémitisme ou de la xénophobie, c’est notre humanité commune qui est frappée. Or des femmes et des enfants meurent sur les barbelés de Ceuta et de Melilla ou au large des îles Canaries ; des déboutés du droit d’asile sont tués ou torturés après leur reconduite à la frontière ; un enfant à Amiens, une femme à Belleville, un jeune futur père à Rosny-sous-Bois s’écrasent au pied d’un immeuble pour échapper à la chasse aux sans-papiers ; on se suicide en centre de rétention ; des enfants sont arrachés à leurs parents pour crime d’absence de carte de séjour. On fiche, on traque, on rafle ceux dont la vie n’est qu’exil, misère et angoisse. »
Extrait de « J’accuse» toujours d’actualité Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l’Homme Libération – « Rebonds » 15 janvier 2008.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article59616
SOYONS NOMBREUX DEMAIN A RENNES CONTRE CES PRISONS OU L ON PARQUE MEME LES ENFANTS

"Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire Albert Einstein)
.
10:05 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
17.01.2008
tri sélectif
L'ordre nouveau de notre Présiedent impose une nouvelle classification de populations existantes:
- Africains, de grands enfants nostalgiques qui n'ont pas d'histoire «Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Jamais il ne s’élance vers l’avenir, jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin.» (cf le discours de Dakar -Américains
- Arabes, qui égorgent les moutons dans les baignoires,
- Américains, le modèle à suivre, Disneyland, far- ouest, pas le notre, bien que ex terre d'emmigrés , mais ses pruneaux sont moins tendres ...
- Français, qui se sont fait avoir...
Dans cette dernière catégorie, il impose de séparer les torchons et les serviettes, et de procéder à un tri sélectif

-poubelle verte, les compostables, habitués à fermer leur gueulle, voter le pen, directement remis en circuit
-Poubelle jaune,facilement recyvlables, opportunistes de tout genre, salut Ségolène..
-poubelle rouge, les non recyclables, chômeurs, sans papiers,SDF, RMIstes...
On les appelait autrefois" les gueux."
Les Gueux
Un soir d'hiver, quand de partout,
Les corbeaux s'enfuient en déroute,
Dans un fossé de la grand'route,
Près d'une borne, n'importe où
Pleurant avec le vent qui blesse
Leurs petits corps chétifs et nus,
Pour souffrir des maux trop connus,
Les gueux naissent.
Pour narguer le destin cruel,
Le Dieu d'en haut qui les protège
En haut de leur berceau de neige
Accroche une étoile au ciel
Qui met en eux sa chaleur vive,
Et, comme les oiseaux des champs,
Mangeant le pain des bonnes gens
Les gueux vivent.
Puis vient l'âge où, sous les haillons,
Leur coeur bat et leur sang fermente,
Où dans leur pauvre âme souffrante,
L'amour tinte ses carillons
Et dit son éternel poème ;
Alors blonde fille et gars brun,
Pour endolir leur chagrin
Les gueux s'aiment !
Mais bientôt, et comme toujours,
- Que l'on soit riche ou misérable -
L'amour devient intolérable
Et même un poison à leurs jours,
Et sous tous leurs pas creuse un gouffre :
Alors, quand ils se sont quittés,
Pour les petits qui sont restés
Les gueux souffrent !
Et, quand le temps les a fait vieux,
Courbant le dos, baissant la tête
Sous le vent qui souffle en tempête,
Ils vont dormir un soir pluvieux,
Par les fossés où gît le Rêve,
Dans les gazons aux ors fanés,
Et - comme autrefois ils sont nés -
Les gueux crèvent !...
Gaston COUTÉ (1880-1911)
10:05 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








